Créer une EURL : les 5 étapes clés à suivre

Dans cet article

  • L’EURL est une SARL à associé unique, idéale pour entreprendre seul avec une responsabilité limitée aux apports
  • Le capital social minimum est de 1 euro symbolique, mais je recommande au moins 500 à 1 000 € pour crédibiliser votre projet
  • Le coût total pour créer une EURL varie entre 150 et 300 € en formalités obligatoires, hors accompagnement professionnel
  • Les statuts constituent la pierre angulaire juridique de votre société : ils méritent une rédaction sur mesure
  • Le délai moyen d’immatriculation est de 5 à 15 jours ouvrés après dépôt du dossier complet sur le guichet unique
  • Le gérant associé unique relève du régime des travailleurs non salariés (TNS), avec des cotisations sociales d’environ 45 % du bénéfice

En tant qu’avocate fiscaliste, j’accompagne chaque année des dizaines d’entrepreneurs qui souhaitent créer une EURL. Cette forme juridique reste l’une des plus populaires en France pour lancer une activité en solo, et pour cause : elle offre un cadre protecteur tout en restant accessible. Mais entre la rédaction des statuts, le dépôt du capital et les formalités d’immatriculation, les étapes peuvent sembler complexes quand on se lance pour la première fois. Dans ce guide, je vous détaille précisément la marche à suivre pour créer votre EURL en toute sérénité, avec les conseils pratiques que je donne quotidiennement à mes clients.

Pourquoi choisir l’EURL pour entreprendre seul

L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, ou EURL, est juridiquement une SARL composée d’un seul associé. Ce statut a été créé par la loi du 11 juillet 1985 pour permettre à un entrepreneur individuel de bénéficier de la protection offerte par une société à responsabilité limitée, sans avoir besoin de s’associer avec un tiers.

Concrètement, lorsque vous décidez de créer une EURL, vous constituez une personne morale distincte de votre patrimoine personnel. Votre responsabilité est limitée au montant de vos apports : en cas de difficultés financières, vos créanciers professionnels ne pourront pas saisir vos biens personnels, sauf faute de gestion caractérisée. C’est un avantage considérable par rapport à l’entreprise individuelle classique.

Un accompagnement juridique personnalisé sécurise la rédaction des statuts de l'EURL
Un accompagnement juridique personnalisé sécurise la rédaction des statuts de l’EURL

Selon les données de l’INSEE sur les créations d’entreprises, l’EURL représente une part significative des sociétés unipersonnelles créées chaque année. Les entrepreneurs la choisissent notamment pour la souplesse de son fonctionnement, la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés (IS) et la facilité de transformation en SARL si un associé rejoint le projet ultérieurement. Si vous envisagez de structurer votre activité au sein d’une société, je vous invite également à consulter mon article sur les avocats en droit des affaires pour un accompagnement adapté.

Les conditions pour créer une EURL

Avant de vous lancer dans les formalités, vérifiez que vous remplissez bien les conditions légales pour créer un EURL. Bonne nouvelle : elles sont relativement accessibles.

Concernant l’associé unique, il peut s’agir d’une personne physique ou d’une personne morale. Les mineurs émancipés peuvent également créer une EURL. En revanche, un mineur non émancipé ne peut pas être gérant. Aucune condition de nationalité n’est exigée, mais les ressortissants hors Union européenne doivent disposer d’un titre de séjour autorisant l’exercice d’une activité commerciale.

Concernant l’objet social, il doit être licite et réalisable. Certaines activités réglementées (professions libérales réglementées, activités bancaires ou d’assurance) nécessitent des autorisations préalables ou imposent d’autres formes juridiques. Vérifiez ce point en amont pour éviter un rejet de votre dossier.

Concernant le capital social, la loi fixe le minimum à 1 euro. Toutefois, dans ma pratique, je déconseille fortement de créer une EURL avec un capital aussi faible. Un capital de 500 à 2 000 € donne davantage de crédibilité auprès des banques, des fournisseurs et de l’administration fiscale. Les apports peuvent être en numéraire (argent) ou en nature (matériel, brevets, fonds de commerce).

Enfin, le siège social doit être fixé en France. Il peut être établi au domicile du gérant (dans les limites prévues par le bail ou le règlement de copropriété), dans un local commercial ou auprès d’une société de domiciliation.

Étape 1 : rédiger les statuts de l’EURL

La rédaction des statuts est la première étape, et sans doute la plus importante, pour créer votre EURL. Les statuts constituent l’acte fondateur de la société : ils définissent les règles de fonctionnement et engagent juridiquement l’associé unique.

Conformément à l’article L. 223-1 du Code de commerce, les statuts d’une EURL doivent obligatoirement mentionner :

  • La forme juridique : SARL unipersonnelle (EURL)
  • La dénomination sociale : le nom de votre société, librement choisi
  • L’objet social : la description de l’activité exercée
  • Le siège social : l’adresse de la société
  • Le montant du capital social et la répartition des parts
  • La durée de la société : 99 ans maximum
  • Les modalités de fonctionnement : pouvoirs du gérant, conventions réglementées, approbation des comptes
  • La date de clôture de l’exercice social

Je recommande systématiquement à mes clients de ne pas se contenter d’un modèle générique trouvé en ligne. Chaque projet a ses spécificités, et des statuts mal rédigés peuvent entraîner des blocages ultérieurs lors d’une cession de parts, d’une transformation en SARL ou d’un contrôle fiscal. Si vous envisagez des opérations internationales, pensez à consulter un spécialiste en droit des affaires internationales dès cette étape.

Étape 2 : constituer et déposer le capital social

Une fois les statuts rédigés et signés, vous devez déposer le capital social sur un compte bloqué. Cette étape est obligatoire avant l’immatriculation de la société.

Pour les apports en numéraire, vous disposez de plusieurs options :

  • Une banque traditionnelle : ouvrez un compte professionnel et déposez les fonds. Comptez 2 à 5 jours ouvrés pour obtenir l’attestation de dépôt.
  • Une banque en ligne : certaines néobanques proposent le dépôt de capital en 24 à 48 heures, avec des frais réduits.
  • Un notaire : il peut recevoir les fonds en consignation, option particulièrement utile en cas d’apports en nature importants.
Le guichet unique de l'INPI centralise toutes les formalités de création d'entreprise en ligne
Le guichet unique de l’INPI centralise toutes les formalités de création d’entreprise en ligne

L’établissement choisi vous délivrera une attestation de dépôt des fonds, document indispensable pour le dossier d’immatriculation. Les fonds resteront bloqués jusqu’à l’obtention de l’extrait Kbis, après quoi vous pourrez les libérer sur le compte courant de la société.

Précision importante : en EURL, vous pouvez ne libérer que 20 % des apports en numéraire à la constitution. Le solde doit être versé dans les cinq ans suivant l’immatriculation. C’est une souplesse appréciable pour les entrepreneurs qui ne disposent pas de toute la trésorerie immédiatement.

Pour les apports en nature d’une valeur unitaire supérieure à 30 000 € ou dont la valeur totale excède la moitié du capital social, un commissaire aux apports doit être désigné. En dessous de ces seuils, l’associé unique peut évaluer lui-même les biens apportés sous sa responsabilité.

Étape 3 : publier une annonce légale de constitution

La publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL) habilité dans le département du siège social est une formalité obligatoire. Elle permet d’informer les tiers de la création de votre société.

L’annonce doit contenir les informations essentielles de votre EURL : dénomination sociale, forme juridique, montant du capital, adresse du siège, objet social, durée, identité du gérant, greffe d’immatriculation compétent et mention du registre du commerce et des sociétés (RCS).

Depuis la réforme de 2021, le coût de publication est forfaitaire et dépend du département. Pour une EURL, comptez en moyenne 121 à 143 € HT selon les départements (tarifs 2026). La création EURL en ligne est facilitée par les plateformes de publication d’annonces légales qui permettent de rédiger et publier votre avis en quelques minutes. Conservez précieusement l’attestation de parution : elle fait partie des pièces à joindre au dossier d’immatriculation.

Étape 4 : immatriculer l’EURL via le guichet unique

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création d’entreprise passent par le guichet unique électronique de l’INPI (portail des formalités des entreprises de l’INPI). Ce portail centralise les déclarations qui étaient auparavant réparties entre les CFE, le greffe et les organismes sociaux.

Pour créer une EURL via le guichet unique, voici les documents à fournir :

  • Un exemplaire des statuts signés et paraphés
  • L’attestation de dépôt des fonds
  • L’attestation de parution de l’annonce légale
  • Un justificatif de jouissance du siège social (bail, attestation de domiciliation, titre de propriété)
  • La déclaration de non-condamnation et de filiation du gérant
  • Une copie de la pièce d’identité du gérant
  • Le formulaire de déclaration des bénéficiaires effectifs

Le dossier est transmis automatiquement au greffe du tribunal de commerce, à l’INSEE (attribution du SIRET et du code APE), à l’administration fiscale et aux organismes sociaux. Si votre dossier est complet, l’immatriculation intervient généralement sous 5 à 15 jours ouvrés. Vous recevrez alors votre extrait Kbis, véritable carte d’identité de votre société.

Les frais de greffe pour l’immatriculation d’une EURL s’élèvent à environ 37,45 € pour une activité commerciale, auxquels s’ajoutent les frais de déclaration des bénéficiaires effectifs d’environ 21,41 €.

Étape 5 : finaliser les démarches post-création

Une fois l’extrait Kbis en main, plusieurs démarches restent indispensables pour que votre EURL soit pleinement opérationnelle.

Débloquer le capital social : présentez votre Kbis à l’établissement dépositaire pour libérer les fonds sur le compte courant professionnel de la société. Vous pourrez alors commencer à utiliser la trésorerie pour vos premières dépenses professionnelles.

Souscrire les assurances obligatoires : selon votre activité, certaines assurances sont imposées par la loi (responsabilité civile professionnelle, garantie décennale pour le BTP, assurance des locaux). Je vous recommande également une assurance multirisque professionnelle pour couvrir les risques courants.

Mettre en place la comptabilité : l’EURL est soumise à des obligations comptables strictes (tenue d’une comptabilité commerciale, établissement des comptes annuels, dépôt au greffe). Même si la loi n’impose pas de recourir à un expert-comptable, c’est un investissement que je considère comme indispensable pour sécuriser votre gestion fiscale. Pour mieux comprendre vos obligations en matière de cotisations, consultez mon guide sur l’URSSAF et l’EURL.

Adhérer à une caisse de retraite complémentaire : en tant que gérant associé unique, vous relevez du régime TNS et devez vous affilier à la Sécurité sociale des indépendants (SSI). L’affiliation est normalement automatique après l’immatriculation, mais vérifiez que vous avez bien reçu votre notification dans les semaines suivant la création.

Anticiper les charges sociales et fiscales est essentiel dès la création de l'EURL
Anticiper les charges sociales et fiscales est essentiel dès la création de l’EURL

Combien coûte la création d’une EURL en 2026

Créer EURL sans accompagnement professionnel reste relativement abordable. Voici le détail des frais incompressibles que vous devrez prévoir :

Poste de dépense Coût estimé (2026) Observations
Publication annonce légale 121 à 143 € HT Tarif forfaitaire variable selon le département
Frais de greffe (immatriculation RCS) 37,45 € Activité commerciale ; 0 € pour les activités artisanales
Déclaration des bénéficiaires effectifs 21,41 € Obligatoire depuis 2017
Dépôt de capital (frais bancaires) 0 à 100 € Gratuit dans certaines néobanques, payant en banque traditionnelle
Commissaire aux apports (si nécessaire) 500 à 1 500 € Uniquement si apports en nature dépassant les seuils légaux
Accompagnement juridique (optionnel) 300 à 2 000 € Avocat, expert-comptable ou plateforme en ligne
Total minimum (sans accompagnement) 180 à 265 € Formalités obligatoires uniquement

La question « créer EURL combien coûte » revient très souvent dans mon cabinet. La réponse dépend largement du choix d’accompagnement. Créer une EURL gratuitement n’est pas possible au sens strict (les frais de greffe et d’annonce légale sont incompressibles), mais le coût reste très raisonnable si vous rédigez vous-même vos statuts. Pour des projets plus complexes, l’investissement dans un conseil juridique se rentabilise rapidement en évitant des erreurs coûteuses à corriger.

Fiscalité et charges sociales de l’EURL

La question des charges représente un enjeu majeur lorsque l’on décide de creer EURL. Voici ce que vous devez savoir sur le régime fiscal et social applicable.

Sur le plan fiscal, l’EURL dont l’associé unique est une personne physique est soumise par défaut à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des BIC ou BNC selon l’activité. Cela signifie que les bénéfices de la société sont directement imposés dans votre déclaration personnelle, au barème progressif. Cependant, vous pouvez opter pour l’impôt sur les sociétés (IS), ce qui permet de distinguer la rémunération du gérant (déductible) du bénéfice de la société (taxé au taux réduit de 15 % jusqu’à 42 500 € puis 25 % au-delà). Pour approfondir les questions de fiscalité, mon article sur le taux de la flat tax en 2026 vous apportera un éclairage complémentaire sur l’imposition des dividendes.

Sur le plan social, le gérant associé unique est travailleur non salarié (TNS). Les cotisations sociales s’élèvent à environ 45 % du bénéfice net (ou de la rémunération en cas d’option IS). Ce taux couvre la maladie, la maternité, les allocations familiales, la retraite de base et complémentaire, l’invalidité-décès et la CSG/CRDS. À titre de comparaison, un président de SASU en régime assimilé-salarié supporte des charges d’environ 65 à 80 % de sa rémunération nette. L’EURL offre donc un avantage significatif en termes de coût social.

Point d’attention : même en l’absence de rémunération, le gérant TNS est redevable de cotisations minimales d’environ 1 100 à 1 200 € par an. C’est un élément à intégrer dans votre prévisionnel dès le départ. Pour un détail complet des cotisations, je vous renvoie à mon article dédié à l’URSSAF et l’EURL.

EURL ou SASU : quel statut choisir

C’est probablement la question que l’on me pose le plus souvent. Le choix entre EURL et SASU dépend de votre situation personnelle, fiscale et sociale. Voici un comparatif synthétique pour vous aider à trancher.

Critère EURL SASU
Régime social du dirigeant TNS (environ 45 % de charges) Assimilé-salarié (environ 65-80 % de charges)
Fiscalité par défaut IR (option IS possible) IS (option IR possible sur 5 ans)
Dividendes Soumis à cotisations sociales au-delà de 10 % du capital Flat tax 30 % sans cotisations sociales
Protection sociale Couverture de base (pas d’assurance chômage) Couverture plus étendue (pas d’assurance chômage non plus)
Souplesse statutaire Encadrée par le Code de commerce Grande liberté de rédaction
Coût de création 180 à 265 € 200 à 300 €
Évolution Transformation en SARL facilitée Transformation en SAS facilitée

En résumé, l’EURL sera souvent plus avantageuse si vous prévoyez de vous verser l’essentiel du bénéfice en rémunération, car les charges TNS sont inférieures à celles du régime assimilé-salarié. La SASU sera préférable si vous souhaitez optimiser via les dividendes (flat tax à 30 % sans cotisations sociales) ou si vous avez besoin de bulletins de paie pour un projet immobilier. Pour approfondir la fiscalité des dividendes, consultez mon article sur le PEA et la flat tax.

Les inconvénients de l’EURL à connaître

Par souci de transparence, il est essentiel que je vous expose aussi les limites de l’EURL avant de vous lancer.

Le formalisme juridique est plus lourd qu’en micro-entreprise. Vous devez tenir une comptabilité complète, établir des comptes annuels, déposer ces comptes au greffe et rédiger un procès-verbal de décision de l’associé unique chaque année. Ce formalisme a un coût (honoraires d’expert-comptable de 1 200 à 3 000 € par an en moyenne).

Les cotisations sociales sur les dividendes constituent un point de vigilance majeur. En EURL à l’IS, la fraction des dividendes excédant 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant d’associé est soumise aux cotisations sociales TNS (environ 45 %), et non à la simple flat tax de 30 %. C’est un inconvénient significatif par rapport à la SASU.

L’absence de couverture chômage : en tant que gérant TNS, vous ne cotisez pas à l’assurance chômage. En cas de cessation d’activité, vous ne percevrez aucune indemnisation Pôle emploi (sauf si vous avez souscrit une assurance privée complémentaire). C’est un risque à anticiper, notamment en début d’activité.

La rigidité des statuts : contrairement à la SAS qui offre une grande liberté statutaire, l’EURL est encadrée par les dispositions impératives du Code de commerce relatives aux SARL. Certaines clauses ne peuvent pas être modifiées, ce qui peut poser problème si votre activité évolue vers des schémas complexes. Pour les entrepreneurs ayant des ambitions internationales, la SAS offre parfois plus de souplesse.

Enfin, la crédibilité perçue peut être moindre auprès de certains investisseurs ou partenaires financiers, qui associent parfois l’EURL à de petites structures. C’est un frein psychologique plus que juridique, mais il mérite d’être mentionné.

À retenir

  • Rédigez des statuts sur mesure plutôt que d’utiliser un modèle générique : c’est le meilleur investissement pour sécuriser votre EURL
  • Prévoyez un capital social d’au moins 500 à 1 000 € pour crédibiliser votre projet auprès des partenaires
  • Constituez votre dossier complet avant de le soumettre sur le guichet unique pour éviter les allers-retours et gagner du temps
  • Simulez votre rémunération optimale entre salaire et dividendes si vous optez pour l’IS, en tenant compte des cotisations sociales sur les dividendes
  • Anticipez les cotisations minimales TNS (environ 1 200 €/an) même si vous ne vous versez pas de rémunération la première année

Questions fréquentes


Quelles sont les conditions pour créer une EURL ?

Pour créer une EURL, il faut être une personne physique ou morale, majeure (ou mineure émancipée pour la gérance), disposer d’un objet social licite, fixer un siège social en France et constituer un capital social minimum de 1 euro. Les ressortissants hors UE doivent détenir un titre de séjour autorisant l’activité commerciale. Aucun diplôme n’est requis sauf pour les activités réglementées.


Quel est le coût de création d’une EURL ?

Les frais incompressibles pour créer une EURL s’élèvent à environ 180 à 265 € : publication de l’annonce légale (121 à 143 € HT), frais de greffe (37,45 €), déclaration des bénéficiaires effectifs (21,41 €) et éventuels frais bancaires pour le dépôt du capital. Si vous faites appel à un avocat ou une plateforme en ligne, ajoutez entre 300 et 2 000 € selon le prestataire.


Quels sont les inconvénients d’une EURL ?

Les principaux inconvénients de l’EURL sont le formalisme comptable et juridique plus lourd qu’en micro-entreprise, les cotisations sociales sur les dividendes au-delà de 10 % du capital, l’absence de couverture chômage pour le gérant TNS, et une rigidité statutaire plus marquée que la SAS. Le coût annuel de gestion comptable (1 200 à 3 000 €) est également à prendre en compte.


Quelles sont les charges pour une EURL ?

Le gérant associé unique d’une EURL supporte des cotisations sociales TNS d’environ 45 % de sa rémunération nette (ou du bénéfice en régime IR). Ces cotisations couvrent la maladie, la retraite, les allocations familiales et la CSG/CRDS. Même sans rémunération, des cotisations minimales d’environ 1 100 à 1 200 € par an sont dues. À cela s’ajoutent l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés selon l’option choisie.


Peut-on créer une EURL en ligne gratuitement ?

Il n’est pas possible de créer une EURL totalement gratuitement car les frais de greffe et de publication d’annonce légale sont obligatoires (minimum 180 €). En revanche, vous pouvez réaliser les formalités vous-même via le guichet unique de l’INPI sans frais d’accompagnement supplémentaires. Certaines plateformes proposent la création en ligne à partir de 0 € hors frais obligatoires, mais vérifiez les services réellement inclus.


Combien de salariés peut employer une EURL ?

L’EURL n’impose aucune limite au nombre de salariés. En tant qu’employeur, vous devrez vous immatriculer auprès de l’URSSAF, établir des bulletins de paie, déclarer les cotisations sociales via la DSN (déclaration sociale nominative) et respecter la convention collective applicable à votre secteur d’activité. Le recrutement du premier salarié implique des obligations administratives supplémentaires qu’il convient d’anticiper.


Quels documents fournir pour créer une EURL ?

Le dossier complet comprend : les statuts signés, l’attestation de dépôt des fonds, l’attestation de parution de l’annonce légale, un justificatif de jouissance du siège social, la déclaration de non-condamnation et de filiation du gérant, une copie de sa pièce d’identité et le formulaire de déclaration des bénéficiaires effectifs. En cas d’activité réglementée, des autorisations spécifiques peuvent être exigées.


Catherine Leroy
Catherine Leroy

Catherine Leroy est avocate fiscaliste au barreau de Paris, spécialisée en droit fiscal des entreprises et droit des sociétés. Après 20 ans de pratique, elle conseille dirigeants et entrepreneurs sur l'optimisation fiscale, la création et la transmission d'entreprise.