Dans cet article
- Le SCI impact factor mesure l’influence d’une revue scientifique à partir du nombre moyen de citations reçues sur deux ans
- Un impact factor supérieur à 3,0 est généralement considéré comme bon dans la plupart des disciplines
- Le Journal Citation Reports (JCR) publié par Clarivate Analytics est la source officielle de calcul de cet indicateur
- La différence entre CiteScore et impact factor repose sur la fenêtre temporelle et la base de données utilisée
- Les revues sont classées en quartiles Q1 à Q4, Q1 regroupant les 25 % les plus influentes de chaque discipline
- L’impact factor reste un critère déterminant pour les financements de recherche et les évaluations académiques
Sommaire
- Qu’est-ce que le SCI impact factor ?
- Comment est calculé l’impact factor d’une revue SCI ?
- Quel impact factor est considéré comme bon ?
- Classement des journaux par impact factor
- CiteScore et impact factor : quelles différences ?
- Impact factor et financement de la recherche
- Limites et critiques de l’impact factor
- Perspectives et évolutions de l’évaluation scientifique
En tant qu’avocate spécialisée en droit des affaires, je suis régulièrement amenée à croiser des problématiques liées à la propriété intellectuelle et à la valorisation de la recherche. Le SCI impact factor est un indicateur que l’on retrouve dans de nombreux contextes, qu’il s’agisse d’évaluer la crédibilité d’une publication scientifique, de négocier des contrats de recherche ou d’apprécier la valeur d’un portefeuille de publications. Je vous propose un décryptage complet de cet outil devenu incontournable dans le monde académique.
Qu’est-ce que le SCI impact factor ?
Le SCI impact factor (facteur d’impact du Science Citation Index) est un indicateur bibliométrique qui mesure la fréquence moyenne à laquelle les articles publiés dans une revue scientifique sont cités au cours d’une période donnée. Concrètement, il reflète l’influence relative d’une revue au sein de sa discipline.
Cet indicateur a été créé dans les années 1960 par Eugene Garfield, fondateur de l’Institute for Scientific Information (ISI). L’objectif initial était simple : aider les bibliothécaires à sélectionner les revues les plus pertinentes pour leurs collections. Depuis, l’impact factor est devenu un critère central dans l’évaluation de la production scientifique mondiale.

Le Science Citation Index, aujourd’hui intégré au Web of Science de Clarivate Analytics, recense plusieurs milliers de revues à comité de lecture dans toutes les disciplines scientifiques. Pour qu’une revue soit indexée dans le SCI, elle doit répondre à des critères stricts de qualité éditoriale, de régularité de publication et de transparence du processus de peer review.
L’impact factor est publié chaque année dans le Journal Citation Reports (JCR). Ce rapport constitue la référence mondiale pour comparer les revues scientifiques entre elles. En 2025, le JCR couvre plus de 21 000 revues réparties dans 254 catégories disciplinaires.
Il est important de ne pas confondre le SCI avec d’autres bases d’indexation. Le SCI couvre principalement les sciences exactes et naturelles, tandis que le SSCI (Social Sciences Citation Index) couvre les sciences humaines et sociales, et l’AHCI (Arts & Humanities Citation Index) les arts et humanités. Une revue peut figurer dans plusieurs index simultanément.
Comment est calculé l’impact factor d’une revue SCI ?
La formule de calcul de l’impact factor est relativement simple dans son principe, même si sa mise en œuvre soulève des questions méthodologiques complexes. Voici comment il fonctionne.
L’impact factor d’une revue pour l’année N se calcule ainsi :
Impact Factor = Nombre de citations reçues en année N pour les articles publiés en N-1 et N-2 ÷ Nombre total d’articles publiés en N-1 et N-2
Prenons un exemple concret. Si une revue a publié 200 articles en 2023 et 2024, et que ces articles ont reçu au total 600 citations en 2025, son impact factor 2025 sera de 600 ÷ 200 = 3,0.
| Élément du calcul | Description | Exemple chiffré |
|---|---|---|
| Numérateur | Citations reçues en année N pour articles de N-1 et N-2 | 600 citations en 2025 |
| Dénominateur | Articles « citables » publiés en N-1 et N-2 | 200 articles (2023-2024) |
| Fenêtre temporelle | Période de référence pour les publications | 2 ans glissants |
| Impact factor résultant | Ratio citations/articles | 3,000 |
| Impact factor 5 ans | Même calcul sur une fenêtre de 5 ans | Variable selon la discipline |
Plusieurs subtilités méritent d’être soulignées. Seuls les articles de recherche originaux et les articles de synthèse (reviews) sont comptés au dénominateur. Les éditoriaux, lettres à l’éditeur et corrections ne sont généralement pas inclus, bien que toutes les citations qu’ils reçoivent soient comptabilisées au numérateur. Cette asymétrie peut gonfler artificiellement l’impact factor de certaines revues.
Clarivate publie également un impact factor sur 5 ans, qui offre une vision plus stable de l’influence d’une revue, particulièrement utile dans les disciplines où le cycle de citation est plus long, comme les mathématiques ou les sciences sociales. Ce calcul étendu permet de lisser les variations annuelles et de mieux refléter la valeur durable des publications.
Quel impact factor est considéré comme bon ?
La question du « bon » impact factor revient constamment dans les discussions académiques. En réalité, il n’existe pas de seuil universel, car la valeur de cet indicateur varie considérablement d’une discipline à l’autre.
En médecine et en biologie moléculaire, les revues de premier plan affichent des impact factors dépassant 50 (le New England Journal of Medicine dépasse régulièrement 90). En mathématiques pures, un impact factor de 2,0 peut déjà placer une revue parmi les meilleures de sa catégorie. Cette disparité s’explique par des cultures de publication et de citation très différentes selon les champs disciplinaires.

| Discipline | Impact factor faible | Impact factor moyen | Impact factor élevé | Impact factor exceptionnel |
|---|---|---|---|---|
| Médecine générale | < 2 | 2 à 5 | 5 à 20 | > 20 |
| Biologie/Biochimie | < 3 | 3 à 7 | 7 à 15 | > 15 |
| Physique | < 1,5 | 1,5 à 4 | 4 à 10 | > 10 |
| Mathématiques | < 0,8 | 0,8 à 1,5 | 1,5 à 3 | > 3 |
| Sciences juridiques | < 1 | 1 à 2,5 | 2,5 à 5 | > 5 |
| Ingénierie | < 1,5 | 1,5 à 4 | 4 à 8 | > 8 |
Pour évaluer correctement la qualité d’une revue, je recommande de se référer au système de quartiles. Les revues sont classées de Q1 (les 25 % les plus citées dans leur catégorie) à Q4 (les 25 % les moins citées). Publier dans une revue Q1 est généralement considéré comme un gage de qualité, quel que soit l’impact factor absolu. Ce classement par quartile est disponible dans le SCImago Journal Rank, un outil gratuit accessible à tous les chercheurs.
Au-delà du quartile, d’autres indicateurs méritent votre attention : l’Eigenfactor Score, qui pondère les citations selon la qualité de la revue citante ; l’Article Influence Score, qui normalise par le nombre d’articles ; et le h-index de la revue, qui combine productivité et impact.
Classement des journaux par impact factor
Le classement des revues scientifiques par impact factor est un exercice que de nombreux chercheurs, institutions et organismes de financement pratiquent régulièrement. Voici les principales sources et méthodes pour y accéder.
Le Journal Citation Reports (JCR), accessible via la plateforme Web of Science, constitue la source officielle et la plus complète. Il permet de trier les revues par catégorie disciplinaire, par quartile et par impact factor. L’accès nécessite un abonnement institutionnel, mais de nombreuses universités et centres de recherche y sont abonnés.
Pour vous donner une idée concrète, voici le classement des revues affichant les impact factors les plus élevés, toutes disciplines confondues :
| Rang | Revue | Discipline principale | Impact factor approximatif | Quartile |
|---|---|---|---|---|
| 1 | CA: A Cancer Journal for Clinicians | Oncologie | ~254 | Q1 |
| 2 | New England Journal of Medicine | Médecine générale | ~96 | Q1 |
| 3 | The Lancet | Médecine générale | ~98 | Q1 |
| 4 | Nature Reviews Molecular Cell Biology | Biologie cellulaire | ~81 | Q1 |
| 5 | Nature | Multidisciplinaire | ~64 | Q1 |
| 6 | Science | Multidisciplinaire | ~56 | Q1 |
| 7 | Nature Medicine | Médecine | ~58 | Q1 |
| 8 | Chemical Reviews | Chimie | ~52 | Q1 |
En France, plusieurs organismes utilisent ces classements pour évaluer les laboratoires et les chercheurs. Le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES) prend en compte la qualité des supports de publication dans ses évaluations, même s’il ne se limite pas au seul impact factor. L’article L. 114-3-1 du Code de la recherche définit le cadre juridique de l’évaluation de la recherche en France.
Le classement en médecine est particulièrement scruté. Les revues médicales figurent parmi celles qui affichent les impact factors les plus élevés, en raison du volume considérable de publications et de citations dans ce domaine. Les CHU et les INSERM utilisent ces données pour orienter leurs stratégies de publication et leurs demandes de financement.
CiteScore et impact factor : quelles différences ?
La confusion entre CiteScore et impact factor est fréquente, y compris parmi les chercheurs expérimentés. Ces deux indicateurs mesurent l’influence des revues scientifiques, mais selon des méthodologies distinctes qu’il convient de bien comprendre.
Le CiteScore, développé par Elsevier et accessible gratuitement via la base Scopus, se calcule sur une fenêtre de quatre ans (contre deux pour l’impact factor classique). Il comptabilise toutes les citations reçues par tous les types de documents publiés (articles, éditoriaux, lettres), sans distinction entre documents « citables » et « non citables ». Cette approche est considérée comme plus transparente et reproductible.
| Critère | Impact Factor (JCR/Clarivate) | CiteScore (Scopus/Elsevier) |
|---|---|---|
| Base de données | Web of Science | Scopus |
| Fenêtre de citation | 2 ans | 4 ans |
| Types de documents au dénominateur | Articles et reviews uniquement | Tous les documents |
| Accès | Payant (abonnement institutionnel) | Gratuit en ligne |
| Nombre de revues couvertes | ~21 000 | ~27 000 |
| Auto-citations | Incluses | Incluses (mais tracker disponible) |
| Mise à jour | Annuelle (juin) | Annuelle (juin) |
En pratique, les valeurs numériques du CiteScore sont souvent plus élevées que celles de l’impact factor pour une même revue, en raison de la fenêtre temporelle plus large. Il ne faut donc jamais comparer directement les deux chiffres. Une revue avec un CiteScore de 8,0 n’est pas nécessairement « meilleure » qu’une revue avec un impact factor de 5,0.
Mon conseil : utilisez l’impact factor pour les comparaisons dans le cadre du Web of Science et le JCR, et le CiteScore lorsque vous travaillez avec Scopus. Les deux outils sont complémentaires et non substituables. Pour une évaluation complète, croisez toujours plusieurs indicateurs plutôt que de vous fier à un seul chiffre.
Impact factor et financement de la recherche
L’impact factor joue un rôle considérable dans les décisions de financement de la recherche, tant au niveau national qu’international. Cette réalité a des implications juridiques et pratiques que je rencontre régulièrement dans ma pratique professionnelle, notamment lors de la structuration juridique de projets de recherche collaboratifs.

En France, les principaux organismes de financement, tels que l’Agence nationale de la recherche (ANR), l’INSERM ou le CNRS, intègrent la qualité des publications dans leurs critères d’évaluation des projets. Si l’impact factor n’est jamais le seul critère, il contribue à établir le profil scientifique des porteurs de projet et la crédibilité de leurs résultats antérieurs.
Au niveau européen, le programme Horizon Europe (doté de 95,5 milliards d’euros pour 2021-2027) évalue les candidats sur leur track record scientifique. Les publications dans des revues à fort impact factor constituent un avantage compétitif indéniable lors de la sélection des projets. Cependant, la Commission européenne encourage également l’utilisation de critères plus diversifiés, conformément aux principes de la Déclaration de San Francisco (DORA).
Pour les entreprises qui investissent en R&D, l’impact factor des publications issues de leurs travaux peut avoir des incidences fiscales concrètes. Le Crédit d’Impôt Recherche (CIR), qui représente un avantage fiscal pouvant atteindre 30 % des dépenses de recherche jusqu’à 100 millions d’euros, exige de démontrer le caractère innovant des travaux. Des publications dans des revues SCI à fort impact factor constituent des éléments probants solides lors des contrôles fiscaux. Pour approfondir les questions de fiscalité en 2026, je vous invite à consulter mes autres analyses.
La valorisation de la recherche passe aussi par la création de structures dédiées. Certains chercheurs choisissent de créer une SCI ou d’autres formes sociétaires pour gérer le patrimoine lié à leurs activités. La question du choix entre SARL de famille ou SCI se pose parfois dans le contexte de la gestion de locaux de recherche privés.
Limites et critiques de l’impact factor
Malgré son omniprésence, l’impact factor fait l’objet de critiques croissantes de la part de la communauté scientifique. En tant que juriste, je considère qu’il est essentiel de comprendre ces limites pour utiliser cet indicateur de manière éclairée.
La première critique majeure concerne la distribution asymétrique des citations. Dans une revue donnée, une minorité d’articles concentre la majorité des citations. L’impact factor, en tant que moyenne, ne reflète donc pas la qualité individuelle de chaque article. Un article publié dans une revue à impact factor élevé peut n’avoir reçu aucune citation, tandis qu’un article dans une revue modeste peut être abondamment cité.
Les pratiques de manipulation constituent un autre problème documenté. Certaines revues encouragent l’auto-citation excessive, publient des « review articles » volumineux qui attirent des citations, ou négocient des accords de citation croisée avec d’autres revues. Clarivate a d’ailleurs suspendu l’impact factor de plusieurs revues pour manipulation des citations ces dernières années.
La Déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA), signée par plus de 2 700 organisations dans le monde, recommande explicitement de ne pas utiliser l’impact factor comme mesure de la qualité des articles individuels. Elle préconise plutôt d’évaluer la recherche sur la base de son contenu intrinsèque plutôt que sur la réputation de la revue qui la publie.
En France, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a pris position en faveur d’une évaluation multidimensionnelle, intégrant l’impact sociétal, la science ouverte et la reproductibilité des résultats. Cette évolution reflète une prise de conscience croissante des limites d’un indicateur unique.
Parmi les autres limites identifiées, on note le biais disciplinaire (impossibilité de comparer des disciplines différentes), le biais linguistique (surreprésentation des revues anglophones), le biais temporel (la fenêtre de deux ans pénalise les disciplines à cycle de citation long) et le biais de type d’article (les reviews sont systématiquement plus citées que les articles originaux).
Perspectives et évolutions de l’évaluation scientifique
Le paysage de l’évaluation scientifique évolue rapidement, et l’impact factor, bien que toujours dominant, s’inscrit dans un écosystème d’indicateurs de plus en plus diversifié. Comprendre ces évolutions est crucial pour anticiper les changements à venir.
Les métriques alternatives (ou altmetrics) gagnent en importance. Elles mesurent l’impact d’une publication au-delà des seules citations académiques : mentions sur les réseaux sociaux, téléchargements, couverture médiatique, citations dans des documents de politique publique. Des plateformes comme Altmetric.com et PlumX agrègent ces données pour offrir une vision plus complète de l’influence d’un travail de recherche.
La science ouverte (open science) transforme également le paysage. Le Plan national pour la science ouverte en France encourage le dépôt en accès libre et la transparence des données. Les revues en accès ouvert, comme celles de la plateforme MDPI, voient leur impact factor augmenter régulièrement, remettant en question l’équation traditionnelle entre accès restreint et qualité perçue.
L’intelligence artificielle commence à jouer un rôle dans l’évaluation bibliométrique. Des outils algorithmiques permettent désormais d’analyser la qualité sémantique des citations (citation positive, négative ou neutre), la reproductibilité des résultats et l’originalité méthodologique. Ces approches pourraient, à terme, compléter ou supplanter les indicateurs purement quantitatifs comme l’impact factor.
Pour les structures de recherche qui souhaitent optimiser leur stratégie de publication, il est judicieux de diversifier les supports et de ne pas se focaliser exclusivement sur l’impact factor. L’investissement dans une structure adaptée permet parfois de mieux valoriser les résultats de recherche, notamment via des partenariats public-privé encadrés juridiquement.
Enfin, le mouvement vers l’évaluation qualitative prend de l’ampleur. De nombreuses universités européennes adoptent des systèmes narratifs d’évaluation, où les chercheurs décrivent l’impact de leurs travaux plutôt que de simplement lister leurs publications et leurs facteurs d’impact. Cette tendance, soutenue par la Coalition for Advancing Research Assessment (CoARA), pourrait profondément modifier le rôle de l’impact factor dans les années à venir.
À retenir
- Comparez toujours l’impact factor d’une revue au sein de sa propre discipline en utilisant les quartiles Q1-Q4
- Consultez le Journal Citation Reports (JCR) via votre bibliothèque universitaire pour accéder aux données officielles
- Croisez systématiquement impact factor, CiteScore et h-index pour une évaluation fiable d’une revue
- Conservez vos publications dans des revues SCI indexées comme preuves pour le Crédit d’Impôt Recherche
- Surveillez les altmetrics et la science ouverte, qui transforment progressivement les critères d’évaluation
Questions fréquentes
Quel est le facteur d’impact SCI ?
Le facteur d’impact SCI (Science Citation Index) est un indicateur bibliométrique publié annuellement dans le Journal Citation Reports par Clarivate Analytics. Il mesure le nombre moyen de citations reçues par les articles d’une revue scientifique au cours des deux années précédentes. Par exemple, si une revue a publié 100 articles en 2023-2024 et que ces articles ont reçu 500 citations en 2025, son impact factor est de 5,0. Cet indicateur permet de comparer l’influence relative des revues au sein d’une même discipline scientifique.
Quel impact factor est bon ?
Un « bon » impact factor dépend entièrement de la discipline concernée. En médecine, un impact factor supérieur à 5 est considéré comme bon, tandis qu’en mathématiques, un score de 2 place déjà la revue parmi les meilleures. Le critère le plus fiable est le classement en quartile : une revue classée Q1 (dans les 25 % les plus citées de sa catégorie) est systématiquement considérée comme une publication de qualité, quel que soit son impact factor absolu.
Quelle est la différence entre CiteScore et l’impact factor ?
Le CiteScore (Scopus/Elsevier) et l’impact factor (Web of Science/Clarivate) diffèrent sur trois points majeurs. Le CiteScore utilise une fenêtre de 4 ans contre 2 pour l’impact factor. Le CiteScore inclut tous les types de documents au dénominateur, tandis que l’impact factor ne compte que les articles et les reviews. Enfin, le CiteScore est gratuit alors que l’accès au JCR nécessite un abonnement. Les valeurs numériques ne sont donc pas directement comparables entre les deux indicateurs.
Quel est le classement des journaux par impact factor ?
Le classement officiel des revues par impact factor est publié dans le Journal Citation Reports (JCR) de Clarivate, accessible via Web of Science. Les revues les mieux classées toutes disciplines confondues sont le CA: A Cancer Journal for Clinicians (IF ~254), le New England Journal of Medicine (IF ~96) et The Lancet (IF ~98). Le classement SCImago (scimagojr.com) offre une alternative gratuite basée sur Scopus. Chaque discipline possède son propre classement, et il convient de comparer les revues uniquement au sein de leur catégorie.
La revue SCI est-elle évaluée par les pairs ?
Oui, toutes les revues indexées dans le Science Citation Index sont soumises à un processus de peer review (évaluation par les pairs). C’est l’un des critères obligatoires pour qu’une revue soit acceptée dans l’index. Le comité de sélection de Clarivate vérifie la rigueur du processus éditorial, la qualité du comité scientifique, la régularité des publications et la transparence des procédures d’évaluation avant d’accorder l’indexation SCI.
Comment vérifier l’impact factor d’une revue ?
Pour vérifier l’impact factor officiel d’une revue, consultez le Journal Citation Reports sur la plateforme Web of Science (accès institutionnel requis). En alternative gratuite, le site SCImago Journal Rank (scimagojr.com) fournit le SJR et le quartile de la revue. Vous pouvez également consulter le site officiel de la revue, qui affiche généralement son impact factor le plus récent. Méfiez-vous des « predatory journals » qui affichent de faux impact factors : vérifiez toujours dans les sources officielles.
Catherine Leroy est avocate fiscaliste au barreau de Paris, spécialisée en droit fiscal des entreprises et droit des sociétés. Après 20 ans de pratique, elle conseille dirigeants et entrepreneurs sur l'optimisation fiscale, la création et la transmission d'entreprise.