C’est quoi la flat tax ? Définition simple et exemples

Dans cet article

  • La flat tax, ou prélèvement forfaitaire unique (PFU), est un impôt à taux fixe de 30 % appliqué aux revenus du capital depuis 2018
  • Elle se compose de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux
  • En 2026, le taux global du PFU passe à 33 % pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 €
  • Il est possible d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si celui-ci s’avère plus avantageux
  • L’assurance vie bénéficie d’un régime spécifique avec un abattement de 4 600 € ou 9 200 € après huit ans de détention
  • Je recommande de comparer systématiquement les deux options (PFU et barème) avant chaque déclaration

C’est quoi la flat tax ? Voilà une question fréquemment posée, que l’on soit dirigeant d’entreprise, investisseur ou simple épargnant. Derrière cette expression anglaise se cache un mécanisme fiscal français bien précis : le prélèvement forfaitaire unique, ou PFU. Instauré par la loi de finances pour 2018, ce dispositif a profondément modifié la manière dont les revenus du capital sont imposés en France. Dans la pratique, on constate chaque jour que ce sujet reste source de confusion. Je vous propose donc un décryptage complet, avec des exemples concrets et des conseils pratiques pour optimiser votre situation.

Définition de la flat tax : le prélèvement forfaitaire unique expliqué

La flat tax, c’est quoi exactement ? Il s’agit d’un impôt proportionnel à taux unique qui s’applique aux revenus du capital. Contrairement au barème progressif de l’impôt sur le revenu, où le taux augmente avec le montant des revenus, la flat tax applique un pourcentage identique quel que soit le montant perçu. C’est d’ailleurs de cette caractéristique que vient son nom anglais : “flat” signifie “plat”, c’est-à-dire uniforme.

En droit fiscal français, on parle officiellement de prélèvement forfaitaire unique (PFU). Ce mécanisme a été introduit par l’article 28 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018. L’objectif affiché par le législateur était de simplifier la fiscalité de l’épargne et de rendre la France plus attractive pour les investisseurs.

Concrètement, la flat tax regroupe deux composantes en un seul prélèvement :

  • 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu
  • 17,2 % au titre des prélèvements sociaux (CSG, CRDS et prélèvement de solidarité)

Ce qui donne un taux global de 30 %. Avant la flat tax, les revenus du capital étaient soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, avec des taux pouvant atteindre 45 %, auxquels s’ajoutaient les prélèvements sociaux. La flat tax c’est quoi, en résumé ? Un taux unique, prévisible, qui s’applique dès le premier euro de revenu du capital. Si vous souhaitez comprendre d’autres mécanismes fiscaux similaires, je vous invite à consulter mon article sur le crédit d’impôt et sa définition.

Les dividendes, intérêts et plus-values mobilières sont les principaux revenus soumis au prélèvement forfaitaire unique
Les dividendes, intérêts et plus-values mobilières sont les principaux revenus soumis au prélèvement forfaitaire unique

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Qui est concerné par la flat tax ?

La flat tax concerne toute personne physique domiciliée fiscalement en France qui perçoit des revenus du capital. Plus précisément, voici les principaux revenus soumis au PFU :

  • Les dividendes versés par les sociétés françaises ou étrangères
  • Les intérêts des livrets bancaires fiscalisés, des comptes à terme, des obligations
  • Les plus-values mobilières réalisées lors de la cession d’actions, de parts sociales ou d’OPCVM
  • Les produits d’assurance vie lors des rachats (avec des règles spécifiques que je détaillerai plus loin)
  • Les plus-values sur cryptomonnaies au-delà de 305 € de cessions annuelles

En pratique, cela concerne un large éventail de contribuables : le dirigeant de PME qui se verse des dividendes, l’épargnant qui détient un portefeuille d’actions via un compte-titres, le salarié qui touche des intérêts sur son épargne bancaire, ou encore l’investisseur en cryptoactifs. Pour ce dernier cas, j’ai rédigé un guide complet sur comment éviter la flat tax sur les cryptos légalement.

En revanche, certains revenus échappent à la flat tax :

  • Les intérêts du Livret A, du LDDS et du LEP (exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux)
  • Les revenus perçus dans le cadre d’un PEA après cinq ans de détention
  • Les revenus fonciers, qui restent soumis au barème progressif
  • Les salaires et traitements

Comment est calculée la flat tax ?

Le calcul de la flat tax est volontairement simple et direct. C’est d’ailleurs l’un de ses principaux atouts par rapport à l’ancien système. Prenons quelques exemples concrets pour bien comprendre.

Exemple 1 : dividendes perçus par un dirigeant

Vous êtes gérant d’une SARL et vous vous versez 20 000 € de dividendes. La flat tax s’applique comme suit :

  • Impôt sur le revenu : 20 000 × 12,8 % = 2 560 €
  • Prélèvements sociaux : 20 000 × 17,2 % = 3 440 €
  • Total flat tax : 6 000 € (soit 30 %)
  • Montant net perçu : 14 000 €

Exemple 2 : intérêts d’un compte à terme

Votre compte à terme vous rapporte 1 500 € d’intérêts sur l’année :

  • Flat tax totale : 1 500 × 30 % = 450 €
  • Montant net perçu : 1 050 €

Exemple 3 : plus-value sur cession d’actions

Vous avez acheté des actions pour 10 000 € et les revendez 15 000 €. Votre plus-value est de 5 000 € :

  • Flat tax totale : 5 000 × 30 % = 1 500 €
  • Montant net de la plus-value : 3 500 €

Type de revenu Montant brut Flat tax (30 %) Montant net
Dividendes 20 000 € 6 000 € 14 000 €
Intérêts bancaires 1 500 € 450 € 1 050 €
Plus-value mobilière 5 000 € 1 500 € 3 500 €
Gains assurance vie (avant 8 ans) 3 000 € 900 € 2 100 €
Plus-value crypto 8 000 € 2 400 € 5 600 €

Le prélèvement est en principe opéré à la source par l’établissement payeur (banque, société distributrice). Un acompte de 12,8 % est prélevé au moment du versement des revenus. La régularisation intervient ensuite lors de la déclaration annuelle de revenus, où vous pouvez confirmer l’application du PFU ou opter pour le barème progressif.

Le choix entre flat tax et barème progressif s'effectue lors de la déclaration annuelle de revenus
Le choix entre flat tax et barème progressif s’effectue lors de la déclaration annuelle de revenus

Flat tax 2026 : ce qui change cette année

L’année 2026 marque une évolution notable du PFU. La loi de finances pour 2025 a introduit la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), un mécanisme qui impacte directement les contribuables disposant de revenus élevés. Pour les foyers dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € (personne seule) ou 500 000 € (couple), un taux d’imposition minimum de 20 % est garanti sur l’ensemble des revenus, y compris ceux soumis au PFU.

Concrètement, pour les contribuables concernés, l’effet de la flat tax peut être complété par cette contribution supplémentaire, portant la charge fiscale effective au-delà des 30 % habituels. J’observe dans ma pratique que cette mesure touche principalement les dirigeants d’entreprise qui se rémunèrent majoritairement en dividendes et les investisseurs patrimoniaux réalisant des plus-values significatives.

Par ailleurs, le taux des prélèvements sociaux reste fixé à 17,2 % en 2026, et la composante impôt sur le revenu demeure à 12,8 % pour le régime de base. Le taux de référence de 30 % n’a donc pas changé en lui-même ; c’est la contribution complémentaire qui vient alourdir la facture pour les hauts revenus. Pour un guide plus détaillé sur l’ensemble du dispositif, je vous renvoie vers mon article sur la flat tax et son fonctionnement complet.

Voir aussi Plus-value immobilière : le barème d’abattement selon la durée de détention

Pourquoi payer la flat tax plutôt que le barème progressif ?

La question de savoir pourquoi payer la flat tax revient à comparer deux modes d’imposition. En tant que contribuable, vous avez le choix entre le PFU à 30 % et le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Ce choix doit être exercé chaque année lors de votre déclaration.

La flat tax est généralement plus avantageuse dans les situations suivantes :

  • Votre taux marginal d’imposition (TMI) est égal ou supérieur à 30 % : dans ce cas, le barème progressif vous coûterait plus cher
  • Vous percevez des intérêts importants : ceux-ci ne bénéficient d’aucun abattement au barème progressif
  • Vous détenez des titres acquis après 2018 : les abattements pour durée de détention ont été supprimés pour ces titres

En revanche, le barème progressif peut être préférable si :

  • Votre TMI est de 0 % ou 11 % : l’imposition sera mécaniquement inférieure à 12,8 %
  • Vous percevez des dividendes et souhaitez bénéficier de l’abattement de 40 % applicable au barème
  • Vous disposez de CSG déductible : au barème, 6,8 % de CSG sont déductibles du revenu imposable, ce qui n’est pas le cas avec le PFU

Tranche marginale d’imposition Flat tax (30 %) Barème + PS sur dividendes Option recommandée
0 % 30 % 17,2 % Barème progressif
11 % 30 % Environ 24 % Barème progressif
30 % 30 % Environ 31 % Flat tax ou barème selon les cas
41 % 30 % Environ 39 % Flat tax
45 % 30 % Environ 42 % Flat tax

Attention : l’option pour le barème progressif est globale. Elle s’applique à l’ensemble de vos revenus du capital, pas seulement à une catégorie. Vous ne pouvez pas choisir le PFU pour vos intérêts et le barème pour vos dividendes. C’est un point essentiel à garder en tête lors de toute réflexion en matière de conseil fiscal. Un simulateur flat tax disponible sur le site impots.gouv.fr peut vous aider à effectuer cette comparaison.

Comment éviter ou optimiser la flat tax légalement ?

La question de savoir comment esquiver la flat tax revient souvent. Soyons clairs : il ne s’agit pas de frauder, mais d’utiliser les dispositifs légaux d’optimisation prévus par le Code général des impôts. Voici les principales stratégies que je recommande.

1. Privilégier les enveloppes fiscales exonérées

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) reste l’outil d’optimisation par excellence. Après cinq ans de détention, les gains réalisés dans le PEA sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. L’économie est donc de 12,8 points par rapport à la flat tax.

2. Opter pour le barème progressif quand c’est avantageux

Comme je l’ai expliqué plus haut, si votre TMI est faible (0 % ou 11 %), l’option pour le barème progressif peut réduire significativement votre imposition. Il est recommandé de faire une simulation chaque année avant de confirmer son choix.

3. Utiliser l’assurance vie intelligemment

Après huit ans de détention, l’assurance vie offre un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains retirés. En programmant vos rachats de manière à rester sous ces seuils, vous pouvez percevoir des revenus quasiment exonérés. Pour approfondir ce sujet, consultez mon article sur la flat tax et l’assurance vie.

4. Reporter ou fractionner les cessions

En étalant vos ventes de titres sur plusieurs années fiscales, vous pouvez maîtriser le montant annuel de vos plus-values et optimiser votre situation au regard du barème progressif ou de la contribution sur les hauts revenus.

5. Compenser les moins-values

Les moins-values mobilières sont imputables sur les plus-values de même nature réalisées la même année ou reportables pendant dix ans. C’est un levier d’optimisation souvent négligé que je recommande d’exploiter systématiquement.

Un avocat fiscaliste peut vous aider à choisir entre la flat tax et le barème progressif selon votre situation
Un avocat fiscaliste peut vous aider à choisir entre la flat tax et le barème progressif selon votre situation

Flat tax et assurance vie : un cas particulier

L’assurance vie mérite un traitement spécifique car elle obéit à des règles de fiscalité dérogatoires. Le PFU s’applique aux gains réalisés lors des rachats, mais avec des nuances importantes liées à la date des versements et à la durée de détention du contrat.

Pour les versements effectués après le 27 septembre 2017, voici le régime applicable :

  • Avant 8 ans de détention : PFU de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) sur les gains
  • Après 8 ans, en dessous de 150 000 € de versements : taux réduit de 24,7 % (7,5 % IR + 17,2 % PS), après abattement de 4 600 € ou 9 200 €
  • Après 8 ans, au-delà de 150 000 € de versements : PFU de 30 % sur la fraction excédentaire, après abattement

Ce seuil de 150 000 € s’apprécie par assuré, tous contrats confondus. C’est un point à vérifier attentivement, car beaucoup ignorent cette globalisation. Pour réaliser une estimation précise de votre situation, mon article sur la simulation de la fiscalité en assurance vie vous sera utile. Vous pouvez également découvrir les outils de simulation disponibles pour comparer les différents scénarios.

Je rappelle également que les contrats ouverts avant le 27 septembre 2017 conservent le bénéfice de l’ancien régime fiscal pour les versements antérieurs à cette date. L’articulation entre ancien et nouveau régime constitue un véritable enjeu de planification patrimoniale que j’aborde en détail dans mon guide sur la fiscalité du contrat d’assurance vie. Vous trouverez aussi des précisions complémentaires dans l’article consacré au rachat partiel et sa fiscalité.

Quand et comment payer la flat tax ?

Le paiement de la flat tax s’effectue en deux temps, un mécanisme qu’il est important de bien comprendre pour éviter les surprises.

Premier temps : le prélèvement à la source

Lorsque vous percevez des revenus du capital (dividendes, intérêts), votre banque ou la société distributrice prélève directement un acompte de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont également retenus à la source. Ce prélèvement intervient au moment du versement effectif des revenus.

Deuxième temps : la déclaration annuelle

Lors de votre déclaration de revenus (formulaire 2042 et annexe 2042-C), vous déclarez l’ensemble de vos revenus du capital. C’est à ce moment que vous choisissez entre le PFU et le barème progressif. L’administration fiscale procède ensuite à la régularisation : si vous confirmez le PFU, l’acompte déjà prélevé est imputé sur l’impôt définitif.

Cas particulier : la demande de dispense

Si votre revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à certains seuils (50 000 € pour une personne seule ou 75 000 € pour un couple sur les dividendes ; 25 000 € ou 50 000 € pour les intérêts), vous pouvez demander à être dispensé de l’acompte de 12,8 %. Cette demande doit être formulée avant le 30 novembre de l’année précédant le versement. Les prélèvements sociaux restent toutefois dus.

Pour les plus-values mobilières, le mécanisme est différent : il n’y a pas de prélèvement à la source. La plus-value est déclarée et imposée lors de la déclaration annuelle. L’impôt est alors payé en une seule fois, généralement en septembre de l’année suivant la réalisation de la plus-value.

À retenir

  • Comparez chaque année le PFU à 30 % avec le barème progressif avant de valider votre déclaration
  • Utilisez un PEA pour vos investissements en actions européennes afin d’échapper à la composante IR de la flat tax après cinq ans
  • Programmez vos rachats d’assurance vie pour rester sous l’abattement de 4 600 € ou 9 200 € après huit ans
  • Demandez la dispense d’acompte avant le 30 novembre si vos revenus sont modestes
  • Conservez la trace de vos moins-values pour les imputer sur vos plus-values pendant dix ans

Questions fréquentes


Qui est concerné par la flat tax ?

La flat tax concerne toute personne physique résidant fiscalement en France qui perçoit des revenus du capital : dividendes, intérêts bancaires, plus-values mobilières, gains sur assurance vie ou plus-values sur cryptomonnaies. Les épargnants détenant un Livret A, un PEA de plus de cinq ans ou un LDDS ne sont pas concernés, car ces placements bénéficient d’exonérations spécifiques.


Pourquoi payer la flat tax ?

La flat tax présente l’avantage de la simplicité et de la prévisibilité. Son taux unique de 30 % est souvent plus avantageux que le barème progressif pour les contribuables dont le taux marginal d’imposition atteint ou dépasse 30 %. Elle évite également la complexité des calculs d’abattements et de CSG déductible. Toutefois, pour les contribuables faiblement imposés (TMI à 0 % ou 11 %), le barème progressif reste plus intéressant.


Comment esquiver la flat tax ?

Il n’est pas question de fraude, mais d’optimisation légale. Plusieurs stratégies existent : investir via un PEA pour bénéficier d’une exonération d’IR après cinq ans, opter pour le barème progressif si votre TMI est faible, utiliser les abattements de l’assurance vie après huit ans, compenser vos plus-values par des moins-values, ou encore fractionner vos cessions sur plusieurs exercices fiscaux.


Comment est calculée la flat tax ?

La flat tax se calcule en appliquant un taux unique de 30 % sur le montant brut des revenus du capital. Ce taux se décompose en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Par exemple, sur 10 000 € de dividendes, la flat tax s’élève à 3 000 €, laissant un montant net de 7 000 €. Aucun abattement ne s’applique dans le cadre du PFU, contrairement au barème progressif qui offre un abattement de 40 % sur les dividendes.


Peut-on revenir sur son choix entre flat tax et barème progressif ?

L’option pour le barème progressif s’exerce chaque année lors de la déclaration de revenus. Vous pouvez donc choisir la flat tax une année et le barème l’année suivante. En revanche, une fois la déclaration validée et le délai de réclamation expiré, il n’est plus possible de revenir sur le choix effectué pour l’année en question. Je recommande de faire une simulation avant chaque déclaration pour déterminer l’option la plus avantageuse.


La flat tax s’applique-t-elle aux revenus immobiliers ?

Non. Les revenus fonciers (loyers perçus en location nue) et les bénéfices industriels et commerciaux issus de la location meublée restent soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. La flat tax est exclusivement réservée aux revenus du capital mobilier et aux plus-values sur valeurs mobilières.


La rédaction
La rédaction

Rédaction de ccl-avocat.fr, site d'information juridique indépendant. Les contenus publiés sont documentaires et ne constituent pas une consultation juridique.

Sources

  1. legifrance.gouv.fr
  2. entreprendre.service-public.gouv.fr
  3. impots.gouv.fr

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