Demander une exonération de taxe foncière : cas ouverts et procédure

Chaque année en octobre, plus de 32 millions d’avis de taxe foncière arrivent dans les boîtes aux lettres des propriétaires français. Pourtant, une part significative d’entre eux ignore qu’elle pourrait bénéficier d’une exonération totale ou partielle, parfois sans même avoir à en faire la demande. Encore faut-il connaître les cas ouverts par la loi, les conditions précises à remplir et la marche à suivre pour ne pas laisser passer le délai. C’est exactement ce que je vous propose de décortiquer dans ce guide : chaque dispositif, ses critères, et la procédure concrète pour obtenir gain de cause auprès de l’administration fiscale.

Dans cet article

  • Les propriétaires de plus de 75 ans dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas le plafond légal bénéficient d’une exonération totale automatique
  • Une construction neuve ouvre droit à une exonération de 2 ans, à condition de déposer la déclaration dans les 90 jours suivant l’achèvement
  • Les travaux de rénovation énergétique peuvent déclencher une exonération de 50 % ou 100 % sur délibération de la collectivité locale
  • La demande de remise gracieuse constitue un recours supplémentaire en cas de difficultés financières, même sans remplir les conditions d’exonération
  • Le dégrèvement pour vacance permet de récupérer une partie de la taxe si le logement est resté inoccupé plus de trois mois
  • En cas de refus, un recours contentieux devant le tribunal administratif reste possible dans un délai de deux mois

Qui peut prétendre à une exonération de taxe foncière

La taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) est due, en principe, par tout propriétaire au 1er janvier de l’année d’imposition. Cependant, le Code général des impôts (articles 1382 à 1391 B ter) prévoit plusieurs dispositifs d’exonération, tantôt automatiques, tantôt sur demande du contribuable.

Pour savoir comment demander l’exonération de la taxe foncière, il faut d’abord identifier dans quelle catégorie vous vous situez. Les principaux cas ouverts se répartissent en quatre grandes familles :

  • Exonérations liées à la personne : âge, handicap, revenus modestes
  • Exonérations liées au bien : construction neuve, reconstruction, addition de construction
  • Exonérations liées aux travaux : rénovation énergétique dans les communes ayant délibéré
  • Allègements spécifiques : logements sociaux, bâtiments ruraux affectés à un usage agricole, zones franches urbaines

Chaque dispositif obéit à ses propres conditions de fond et de forme. Je vous recommande de vérifier d’abord si votre situation relève d’une exonération de droit, c’est-à-dire appliquée automatiquement par l’administration, ou si elle nécessite une démarche volontaire de votre part. Cette distinction est capitale : un oubli de déclaration peut vous faire perdre le bénéfice d’une exonération à laquelle vous aviez pourtant droit. Pour bien comprendre le mécanisme de cet impôt, je vous invite à consulter mon article sur le calcul de la taxe foncière : valeur locative, coefficients et taux.

Les exonérations automatiques liées à l’âge et aux revenus

Certaines exonérations s’appliquent sans aucune démarche de votre part, dès lors que l’administration fiscale dispose des informations nécessaires via votre déclaration de revenus. C’est le cas des dispositifs prévus aux articles 1390 et 1391 du CGI.

Exonération totale pour les personnes de plus de 75 ans

Si vous avez atteint l’âge de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition et que votre revenu fiscal de référence (RFR) de l’année précédente ne dépasse pas le plafond fixé par l’article 1417-I du CGI, vous êtes exonéré de plein droit de la taxe foncière sur votre résidence principale. Pour 2026, ce plafond s’établit aux alentours de 12 455 € pour la première part, majoré par demi-part supplémentaire. Vérifiez toujours le montant exact sur votre avis d’imposition ou sur le site impots.gouv.fr, rubrique exonérations et dégrèvements.

Exonération pour les titulaires de l’ASI, l’ASPA ou l’AAH

Les bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) ou de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) profitent également d’une exonération totale, sans condition d’âge, sous réserve de respecter le même plafond de revenus. Cette exonération concerne la résidence principale et s’étend aux dépendances immédiates (garage, cave, jardin attenant).

Dégrèvement de 100 € pour les personnes de 65 à 75 ans

Si vous avez entre 65 et 75 ans au 1er janvier et que vos revenus respectent le plafond, vous bénéficiez non pas d’une exonération mais d’un dégrèvement forfaitaire de 100 € sur la taxe foncière de votre habitation principale. Ce dégrèvement est appliqué automatiquement.

Situation du propriétaire Âge requis au 1er janvier Condition de revenus (RFR) Avantage obtenu Démarche nécessaire
Personne âgée 75 ans et plus Inférieur au plafond art. 1417-I Exonération totale Aucune (automatique)
Titulaire ASPA / ASI Aucune condition Inférieur au plafond art. 1417-I Exonération totale Aucune (automatique)
Titulaire AAH Aucune condition Inférieur au plafond art. 1417-I Exonération totale Aucune (automatique)
Personne âgée de 65-75 ans 65 à 74 ans Inférieur au plafond art. 1417-I Dégrèvement de 100 € Aucune (automatique)
Veuf / veuve (toute condition) Aucune condition Inférieur au plafond art. 1417-I Exonération totale Aucune (automatique)

Si vous ne voyez pas l’exonération appliquée sur votre avis alors que vous remplissez les conditions, contactez votre centre des finances publiques. Il peut s’agir d’un simple défaut de mise à jour de votre situation. Pour connaître précisément la base de calcul, consultez mon article sur les données à réunir pour simuler sa taxe foncière.

Exonération pour construction neuve ou reconstruction

L’article 1383 du CGI accorde une exonération de taxe foncière de deux ans à compter du 1er janvier suivant l’achèvement de toute construction nouvelle, reconstruction ou addition de construction. Ce dispositif concerne aussi bien les logements que les locaux professionnels.

La déclaration dans les 90 jours : une obligation impérative

Pour bénéficier de cette exonération, vous devez impérativement déposer une déclaration modèle H1 (maison individuelle) ou H2 (appartement) auprès du centre des impôts fonciers dans un délai de 90 jours suivant l’achèvement des travaux. Ce formulaire est disponible sur le site impots.gouv.fr ou directement au guichet du service des impôts fonciers.

En pratique, je constate que de nombreux propriétaires négligent cette formalité ou la confondent avec la déclaration d’achèvement des travaux déposée en mairie. Ce sont deux démarches distinctes. L’oubli du formulaire H1 ou H2 entraîne la perte pure et simple de l’exonération, sans possibilité de régularisation rétroactive au-delà du délai de réclamation.

Portée et limites de l’exonération

L’exonération de deux ans porte sur la part communale et intercommunale de la taxe foncière. Cependant, certaines communes ont délibéré pour supprimer cette exonération sur leur part ou pour la limiter aux seuls logements financés par des prêts aidés de l’État. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour vérifier la situation applicable à votre commune. Si vous venez d’acquérir un bien neuf, mon article sur la taxe foncière dès la première année vous apportera un éclairage complémentaire.

Exonération liée aux travaux de rénovation énergétique

Depuis la loi de finances pour 2024, renforcée en 2025 et reconduite pour 2026, les collectivités territoriales peuvent voter une exonération de 50 % ou 100 % de la taxe foncière pour les logements ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétique d’un montant significatif. Ce dispositif est prévu à l’article 1383-0 B bis du CGI.

Conditions à remplir

Pour en bénéficier, trois conditions cumulatives doivent être satisfaites :

  • Le logement doit avoir été achevé avant le 1er janvier 1989
  • Les dépenses de travaux doivent dépasser 10 000 € TTC au cours de l’année précédant l’exonération, ou 15 000 € TTC sur les trois années précédentes
  • La commune ou l’intercommunalité doit avoir délibéré en faveur de cette exonération

Les travaux éligibles comprennent l’isolation thermique, le remplacement de chaudière, l’installation de pompes à chaleur, de chauffe-eau solaires ou de systèmes de ventilation performants. La liste précise est alignée sur celle du crédit d’impôt pour la transition énergétique détaillé sur service-public.fr.

La procédure de demande

Contrairement aux exonérations automatiques, celle-ci nécessite une démarche active. Vous devez adresser au centre des finances publiques dont dépend votre bien, avant le 1er janvier de la première année d’exonération souhaitée, une déclaration sur papier libre accompagnée des justificatifs de dépenses (factures détaillées des entreprises ayant réalisé les travaux). L’exonération court ensuite pendant trois ans. Pour mieux comprendre le fonctionnement des avantages fiscaux liés aux travaux, consultez mon guide sur le crédit d’impôt en 2026.

Le dégrèvement : une alternative à connaître

Le dégrèvement se distingue de l’exonération sur un point essentiel : il intervient après l’établissement de l’impôt et entraîne un remboursement partiel. Plusieurs situations ouvrent droit à un dégrèvement de taxe foncière.

Dégrèvement pour vacance de logement

Si votre logement destiné à la location est resté vacant pendant au moins trois mois consécutifs au cours de l’année, vous pouvez obtenir un dégrèvement proportionnel à la durée de vacance. L’article 1389 du CGI encadre ce dispositif. Trois conditions s’imposent :

  • La vacance doit être indépendante de votre volonté
  • Le logement doit être en état d’être loué (pas de logement insalubre ou en travaux lourds)
  • La vacance doit durer au moins trois mois consécutifs

La demande se fait par réclamation contentieuse auprès du service des impôts, au plus tard le 31 décembre de l’année suivant celle de la vacance.

Dégrèvement pour les propriétaires bailleurs en difficulté

Les propriétaires dont les revenus fonciers ont significativement diminué peuvent également solliciter un dégrèvement. C’est notamment le cas lorsque la valeur locative cadastrale retenue par l’administration est manifestement supérieure à la réalité du marché. Cette contestation, plus technique, nécessite souvent l’accompagnement d’un professionnel du droit fiscal. Pour approfondir ce point, consultez mon article sur la simulation de la taxe foncière et les outils en ligne disponibles.

Comment rédiger et déposer votre demande d’exonération

La procédure varie selon le type d’exonération visé. Je détaille ici les étapes pour les cas nécessitant une démarche volontaire, car les exonérations automatiques ne requièrent aucune action de votre part.

Étape 1 : identifier le bon interlocuteur

Votre demande doit être adressée au centre des finances publiques (anciennement centre des impôts fonciers) dont dépend le bien concerné. Les coordonnées figurent sur votre avis de taxe foncière, en haut à droite. Vous pouvez également les retrouver via l’annuaire de la DGFiP sur impots.gouv.fr, rubrique contacts.

Étape 2 : réunir les pièces justificatives

Selon le motif de votre demande, préparez les documents suivants :

  • Exonération construction neuve : formulaire H1 ou H2 rempli, attestation d’achèvement des travaux
  • Exonération rénovation énergétique : factures détaillées des travaux, attestation de la commune confirmant la délibération
  • Dégrèvement vacance : preuve de la mise en location (annonces, mandat d’agence), justificatif de la durée de vacance
  • Remise gracieuse : justificatifs de revenus, relevés bancaires, tout document attestant de vos difficultés financières

Étape 3 : rédiger et envoyer la demande

La demande prend la forme d’un courrier sur papier libre ou d’un message via votre espace personnel sur impots.gouv.fr (rubrique « Écrire » > « Ma situation personnelle » > « Je demande un allègement de ma taxe foncière »). Votre courrier doit mentionner :

  • Vos nom, prénom et adresse
  • Votre numéro fiscal (13 chiffres)
  • La référence de l’avis de taxe foncière concerné
  • Le motif précis de la demande avec la référence de l’article du CGI applicable
  • Les pièces jointes listées ci-dessus

Envoyez le tout en recommandé avec accusé de réception pour conserver une preuve de la date de dépôt, ou conservez l’accusé de réception électronique si vous passez par la messagerie en ligne.

Les délais à respecter impérativement

Type de demande Délai de dépôt Formulaire ou support Durée de l’avantage
Construction neuve (H1/H2) 90 jours après achèvement Formulaire cerfa H1 ou H2 2 ans
Rénovation énergétique Avant le 1er janvier de l’année souhaitée Courrier libre + factures 3 ans
Dégrèvement vacance 31 décembre de l’année N+1 Réclamation contentieuse Proportionnel à la durée
Remise gracieuse Pas de délai strict (avant recouvrement forcé) Courrier libre Ponctuelle
Réclamation contentieuse (erreur) 31 décembre de l’année N+1 Courrier libre ou en ligne Variable

Recours en cas de refus : les options à votre disposition

Un refus de l’administration ne clôt pas nécessairement le dossier. Plusieurs voies de recours s’offrent à vous, et je constate dans ma pratique que les contribuables abandonnent trop souvent à la première réponse négative.

La réclamation contentieuse préalable

Si votre demande d’exonération ou de dégrèvement est rejetée, vous disposez d’un délai pour formuler une réclamation contentieuse auprès du directeur départemental des finances publiques. Cette réclamation doit être motivée en droit et accompagnée de toutes les pièces justificatives. L’administration dispose ensuite d’un délai de six mois pour répondre. Passé ce délai, le silence vaut rejet implicite.

Le recours devant le tribunal administratif

En cas de rejet explicite ou implicite de votre réclamation, vous pouvez saisir le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de la notification du rejet. Cette procédure, plus formelle, peut justifier le recours à un avocat fiscaliste, notamment si les enjeux financiers sont significatifs. L’assistance d’un avocat n’est toutefois pas obligatoire devant le tribunal administratif pour les litiges fiscaux.

Le recours hiérarchique

Avant d’engager un contentieux, vous pouvez tenter un recours hiérarchique en saisissant le conciliateur fiscal départemental, puis le médiateur des ministères économiques et financiers. Ces interlocuteurs ont souvent un regard neuf sur le dossier et peuvent débloquer des situations figées. Si votre situation implique une erreur dans votre déclaration initiale, consultez mon article sur la correction d’une déclaration d’impôts.

Remise gracieuse : un filet de sécurité méconnu

Indépendamment des exonérations légales, tout contribuable peut solliciter une remise gracieuse de sa taxe foncière en cas de gêne ou d’indigence. Ce dispositif, prévu à l’article L. 247 du Livre des procédures fiscales, relève du pouvoir discrétionnaire de l’administration : elle n’est jamais tenue d’y faire droit, mais elle examine chaque demande au cas par cas.

Quand solliciter une remise gracieuse

La remise gracieuse s’adresse aux propriétaires qui, sans remplir les conditions strictes d’une exonération de droit, se trouvent dans l’impossibilité de payer leur taxe foncière en raison de circonstances exceptionnelles : perte d’emploi, maladie, accident de la vie, baisse brutale de revenus. J’ai accompagné des propriétaires qui ont obtenu des remises de 30 % à 100 % de leur cotisation grâce à des dossiers bien construits.

Comment formuler la demande

Adressez un courrier détaillé au service des impôts en exposant :

  • Votre situation financière actuelle (revenus, charges, dettes)
  • Les circonstances exceptionnelles justifiant votre demande
  • L’effort de paiement que vous êtes prêt à consentir (paiement partiel, échelonnement)

Joignez systématiquement vos trois derniers avis d’imposition, vos relevés bancaires récents et tout document attestant de votre situation (certificat médical, attestation Pôle emploi, jugement de divorce). Plus le dossier est complet, plus les chances d’obtenir une décision favorable augmentent. Les propriétaires en difficulté peuvent également examiner les aides liées aux charges sociales sur retraite pour alléger leur charge fiscale globale.

La réforme prévue pour 2027 pourrait modifier certains de ces dispositifs. Je vous invite à consulter mon analyse détaillée de la réforme de la taxe foncière en 2027 pour anticiper les changements à venir.

À retenir

  • Vérifiez chaque année si votre revenu fiscal de référence passe sous le plafond ouvrant droit à exonération automatique
  • Déposez le formulaire H1 ou H2 dans les 90 jours suivant l’achèvement d’une construction neuve pour ne pas perdre l’exonération de deux ans
  • Renseignez-vous auprès de votre mairie pour savoir si votre commune a délibéré en faveur de l’exonération pour travaux énergétiques
  • En cas de refus, ne vous arrêtez pas là : le conciliateur fiscal départemental puis le tribunal administratif constituent des recours efficaces
  • La remise gracieuse reste toujours possible en cas de difficultés financières, même sans remplir les critères légaux d’exonération

Questions fréquentes


Quelles sont les conditions pour être exonéré de la taxe foncière ?

Les conditions varient selon le dispositif. Pour l’exonération liée à l’âge, il faut avoir 75 ans ou plus au 1er janvier et un revenu fiscal de référence inférieur au plafond fixé à l’article 1417-I du CGI (environ 12 455 € pour une personne seule en 2026). Les titulaires de l’ASPA, de l’ASI ou de l’AAH sont exonérés sans condition d’âge, sous le même plafond de revenus. Pour les constructions neuves, l’exonération de deux ans est conditionnée au dépôt du formulaire H1 ou H2 dans les 90 jours suivant l’achèvement.


Comment demander une remise gracieuse de la taxe foncière ?

La remise gracieuse se demande par courrier libre adressé au centre des finances publiques dont dépend votre bien, ou via la messagerie sécurisée de votre espace impots.gouv.fr. Exposez votre situation financière, les circonstances exceptionnelles (perte d’emploi, maladie, séparation) et joignez vos justificatifs : avis d’imposition, relevés bancaires, attestations. L’administration examinera votre demande au cas par cas. Il n’existe pas de formulaire dédié ni de délai strict, mais il est préférable d’agir avant toute procédure de recouvrement forcé.


Comment faire une demande de dégrèvement de la taxe foncière ?

Le dégrèvement se demande par réclamation contentieuse déposée avant le 31 décembre de l’année suivant celle de la mise en recouvrement. Pour un dégrèvement pour vacance de logement, joignez les preuves de mise en location et de vacance involontaire d’au moins trois mois consécutifs. Envoyez votre réclamation au service des impôts compétent par courrier recommandé ou via votre espace en ligne. L’administration doit répondre dans un délai de six mois.


Où s’adresser pour une exonération de la taxe foncière ?

L’interlocuteur compétent est le centre des finances publiques (service des impôts des particuliers ou service des impôts fonciers) dont dépend le bien immobilier concerné. Ses coordonnées figurent sur votre avis de taxe foncière. Vous pouvez également le contacter via la messagerie sécurisée de votre espace personnel sur impots.gouv.fr ou par téléphone au 0 809 401 401 (service non surtaxé).


L’exonération de taxe foncière pour travaux de rénovation énergétique est-elle disponible partout ?

Non. Cette exonération dépend d’une délibération de la commune ou de l’intercommunalité. Seules les collectivités ayant voté en faveur de ce dispositif l’appliquent sur leur territoire. Le taux varie entre 50 % et 100 % selon la délibération. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre centre des finances publiques pour savoir si votre commune a adopté cette mesure. L’exonération court pendant trois ans et n’est pas renouvelable avant dix ans pour le même logement.


Peut-on cumuler plusieurs exonérations de taxe foncière ?

En principe, le cumul n’est pas possible pour un même bien et une même période. Si vous bénéficiez d’une exonération liée à votre situation personnelle (âge, handicap), elle prévaut sur l’exonération pour construction neuve. Cependant, un propriétaire possédant plusieurs biens peut bénéficier d’exonérations différentes sur chacun d’eux. En cas de doute, interrogez votre centre des finances publiques pour vérifier le régime applicable à votre situation précise.


Catherine Leroy
Catherine Leroy

Catherine Leroy est avocate fiscaliste au barreau de Paris, spécialisée en droit fiscal des entreprises et droit des sociétés. Après 20 ans de pratique, elle conseille dirigeants et entrepreneurs sur l'optimisation fiscale, la création et la transmission d'entreprise.